Essais

Et si je vous parlais tout bas, dans le creux de l'oreille
Si je murmurais quelques mots, susurrais gentiment
Une phrase touchante, des paroles en l'air ou un balbutiement
Une sérénade, un air doux et guilleret, une ronde triste
Une multitude de variétés choisis par vous-même,
Que serait tout cela sans ma voix qui suit une voie tout tracée
Celle de lignes, des paragraphes écrits sur la feuille.

Et cette feuille, papier ou parchemin, taché d'une encre bleue
Non ! Noire.
Comme le charbon, comme la nuit sans lune, comme la prunelle de tes yeux
D'ailleurs, mon reflet y scintille et je m'imagine devant un miroir
De glace, toi de glace, le bleu de l'encre glacée, le bleu du ciel
Oh regarde, un oiseau, un corbeau, une pie qui se chamaillent.
Noir et blanc, bleu, et blanc du nuage et jaune du soleil.

Il ne chauffe plus. Le jaune venant du bois nous aide à présent.
La chaleur qui émane de ton c½ur aide le mien, et nous nous en allons main dans la main
Tourtereaux comme en plein été pourtant disparu
Et maintenant sans cesse y repenser : ou es-tu, ou est-il ? il reviendra, ou pas
On ne peut savoir, l'infini nous traque avec ces aléas furtifs.


Nine
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# Enviado em Sábado 17 Outubro 2009 08:21

Toi...et moi

Quand on y repense, c'est flou et pourtant si précis
Les émotions ont disparues, éparpillées dans le temps
Sortes de physique montée sur un ressort
Balancées dans le vent, balbutiées du bout des lèvres
Tues à qui mieux-mieux, pour ne ressortir que déchiquetées

J'ai poussé la porte et je t'ai vu, dans le jardin, parmi les fleurs
Tu faisais partie d'elles, à part entière, méconnaissable
Qu'est-ce qui te différencie ? La chair vibrante, l'odeur que j'aime, le picotement de ta peau
Ces yeux doux et si agressifs, affolants et... affolés
Parcourant les éventualités, les imprévus, sans avoir réfléchi
La question tournée et retournée, quiproquo sans en être

Mais après coup, coup de folie, folie étouffante
Mmmh, grrrrr, prends-moi, avale-moi, respire-moi toute entière
Apprends-moi un peu plus, reprends-en encore
Parcours ces rivières, montagnes et forêts, mouvements légers
Goûte-moi avec tes petits coussins, mon petit coton, jusqu'à la fin,
Jusqu'à ce que je ne sois plus que cendre, poussière ou terre

Dis- moi mon Amour ou te mènent tes émois, raconte donc ton esprits, tes pensées
Pour moi tout est si clair que l'exactitude des faits m'effraie
Est-ce vraiment le chemin que l'on me donnait, une destinée chatoyante
Un cocon salvateur où moi chenille je me retrouverais, bien ?
Prends-moi la main et emmène-moi dans cette découverte
J'ai si hâte de voir ces nouveautés comme en hantant un lieu
Notre lieu, à milles lieues. Pas un rêve pieux je vous prie !



Nine
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# Enviado em Sábado 17 Outubro 2009 08:19

Modificado em Terça 03 Novembro 2009 17:06

L'amour ?

Malgré la folie qui nous habite

Celle-ci ne peut vivre subite

Avec toutes ces questions qui se posent

Difficile de vivre en osmose

On pourrait penser que c'est super facile

D'écouter les méandres subtiles

D'un coeur un peu trop fragile

Qui se porte mieux à domicile.

Ose donc les mots de tes émotions

Ne tente pas de dire " non"

Ou de mentir à ceux qui écoute.

Ne pas croire qu'on peut tout planquer dans un seul petit " prout"

Car la vie n'est pas si aisée

Dans ce monde d'âmes blessées.

Peut-être un peu de mer coule de tes yeux

Laisse-toi aller, tu deviendras heureux.

Un peu de silence peut améliorer

Mais tout aussi dégrader

Des liens réellement approuvés d'un côté,

Même si de l'autre tout est dérouté.

Vivre donc tant que l'on peut

Des sentiments bien-heureux.



Nine

# Enviado em Quarta 02 Setembro 2009 14:49

Et si je partais?

Et si je partais? Pourquoi je resterais
Tout se complique, tout est question d'éthique
Cela dépasse mes pensées, demande à s'expliquer
On pose des questions, on attend trop de solutions
Des réponses inexistantes ou révoltantes
Qui font mal et créent en moi une rage animale

Ce qui se profile n'est rien de facile
Une envie de fuir mais on me demande d'éclaircir
les choses et j'explose.
Reproches de ceci ou cela, et blablabla
Moi qui analyse trop, je suis là au niveau zéro
Je ne comprend rien, je suis perdu, il y a un trop-plein

Une année de trop comme un immense plot
Sur un gateau à la crème que normalement j'aime.
Mais même plus envie d'en manger à vie
Juste un dégout, pourquoi pas le balancer aux égouts.
Je resterai seule sans appétit de croquer la vie
Elle a pris un gout amer avec cette colère

Pourtant depuis le voyage outremer, tout était si clair
Mais le ciel s'est assombri, les nuages l'ont envahi
Les étoiles ne brillent plus, la pêche elles ne l'ont plus.
Il y a trop de cailloux sur ce chemin, du poil commencerait à pousser dans mes mains
Selon certaines personnes; non, mais! tu déconnes?!
Tu sais rien de ce que j'entreprend, tu crois que tu me comprends
Mais tout change, si tu veux on échange!

Partir? ou? comment? éclaircir par des poupées vaudous, violemment.
Quitter les lieux, souffrir heureux
Abandonner son coeur, que cela se fasse sans douleur
Fermer les yeux pour éviter les sentiments désastreux.
Mais tout cela est-il seulement possible?
Une vague de doutes, fini en petites gouttes
Qui restent dans mes yeux devenus vitreux.

Faites moi rester, sinon je m'en irai
La passion disparait, autre chose apparait
Bien sous tout rapport être, mais tout va disparaître
Même plus envie de répondre aux appels, bien qu'ils ne viennent pas à la pêle
Je ne répond plus de rien, ni à rien
J'ai déjà disparu du regard et autre de ceux qui m'ont connu
Je cours après mon avenir qui, dans mes mains, ne peut plus tenir...

Et si je gagnais le jackpot, je partirais mais plus en stop
Je ne prendrais rien, ne dirais rien
J'emmènerais juste...
...
...
;-)


Nine

# Enviado em Segunda 10 Agosto 2009 14:39

Modificado em Quarta 12 Agosto 2009 13:55

Une goutte

Une goutte qui tombe
Sur mon nez je la sens
Sur ma joue elle glisse

Flic je l'entend
Floc je l'attrape
Sur mon doigt tout ronde

Je m'aperçois lointaine
Mini arc-en-ciel tu me montres
Lisse et soyeuse tu parais

Je te fais glisser
Je te fais balader
Tu ne sais où aller

Te rendre ta liberté?
Te laisser aller?
Ne pas t'apprivoiser

Alleh! repars sans souci
Tu ne m'apprtiens pas
Mais au ciel, nuages et soleil

Vis ta vie,
Profite
Sois libre!



Nine
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# Enviado em Segunda 03 Agosto 2009 09:07

Modificado em Quarta 12 Agosto 2009 13:56